Les témoignages d’Yvonne concernent la région de Verdun pour la Première Guerre. À la mobilisation générale du 1er août 1914, son père, âgé de 47 ans, est incorporé au 44e régiment territorial d’infanterie, qui de 1914 à 1916, opère dans le secteur de Verdun. Yvonne est seule avec sa mère sur la ferme familiale mais elles la quittent juste avant l’arrivée des Allemands. Elles refusent d’être évacuées dans une autre région de la France et tentent de rester le plus près possible de la zone des combats. Ceci afin de rester proches de leur père et mari, de lui rendre visite dans la limite du possible, de lui faire parvenir des colis et de recevoir de ses nouvelles. Elles logent chez l’habitant dans de plus ou moins bonnes conditions et sont souvent contraintes de changer de lieux en fonction des déroulements des batailles. À la seconde Guerre mondiale, Yvonne et son mari partent de Verdun pour se réfugier à Angers espérant y être plus en sécurité. Mais Angers sera aussi occupée par les Allemands et ils y subiront à la libération en 1944 les gros bombardements des Alliés.
Les narrations de Marie-Louise, pour la Première Guerre, ont pour cadre Cutry. Ils relatent la bataille du 22 août 1914, où les Allemands ont fusillé de nombreux habitants et incendié bien des maisons (la maison où habitent Sophie, son mari et leur fils âgé de quatre ans est incendiée mais ils font partie des survivants). Ensuite elles décrivent les réquisitions et la vie sous l’occupation allemande à Cutry. Pour la Seconde Guerre, Marie-Louise nous détaille l’exode en juin 1940 de sa famille, dont un bébé de trois mois, qui les conduit en Suisse puis le retour vers leur ferme dans la région de Verdun. L’exploitation de la ferme est reprise sous l’occupation allemande avec l'embauche de quatre jeune hommes, munis de " vrais faux " papiers, venus pour échapper au STO. Enfin, le 1er septembre 1944, c'est la libération par les Américains.
La dernière partie est réalisée avec l’aide de Pierre Fonteyne, initiateur du projet de la construction du monument, et membre de l’AMOMA, section Meuse ( Association des Membres de l’Ordre du Mérite Agricole) et de Denis Mellinger, le sculpteur du monument.